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 3 - Derrière les lignes ennemies

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MessageSujet: 3 - Derrière les lignes ennemies   Jeu 2 Nov - 16:14

Rodrigue - 3 - Derrière les lignes ennemies


Rodrigue descendait les marches de l'entrée des forges du roi, suivant sa soeur, la capitaine des Mage-Lames Alice Ciel. Elle avait le pas sec et lourd, synonyme, d'aussi longtemps qu'il s'en souvienne, d'une grande frustration.

Elle s'était tue, durant toute la conversation précédente, respectant son rang et sa position dans l'armée, mais Rodrigue savait que la direction des opérations n'allaient pas comme elle voulait. Surtout à propos de sa mission.

Harakis marchait d'un pas vif à l'arrière, tentant de les rattraper. Mais Alice maintenait un éloignement contrôlé. Entre ses dents, dans un murmure qui n'atteignit que Rodrigue, elle maugréa :

"Tu as intérêt à me revenir en un seul morceau Rodrigue. Je ne veux pas être celle qui annoncera ta mort aux parents..."

Elle lui décocha un regard complexe, tout à la fois en colère et rongée par l'inquiétude. Mais ceux ci reprirent rapidement leur expression d'acier lorsque le caporal les rattrapa.

"Capitaine."

"Harakis... Vous avez vos ordres, mais j'en rajouterais un autre par dessus : Protégez Rodrigue, il m'est très important."


Le caporal resta silencieux, se contentant de saluer. Vu tout ce qu'il avait entendu et vu auparavant, il était certain qu'il voyait de quoi il en retournait. Mais si il en pensait quoi que ce soit, ces pensées étaient perdues dans son silence. Alice continua :

"Vous allez devoir infiltrer la population, préparez vous bien. Je m'occuperais de mon côté à préserver le statut quo suffisamment pour vous permettre de sortir du quartier. Rodrigue..."

Elle se retourna vers son frère, sa parole s'interrompant d'inquiétude une petite seconde.

"Tu es désormais sous les ordres et la responsabilité d'Harakis. Je compte sur toi pour le faire passer pour un véritable habitant de la Fourmilière..."

Un craquement brutal envahit l'entièreté de la caverne, couvrant les cris de la foule, interrompant Alice, vous forçant à tourner la tête vers le mur improvisé au fond du quartier. Protégé par les gardes, et éloignés de quelques centaines de mêtres, il était difficile d'évaluer entièrement la situation, mais une énorme fissure remontait désormais sur une moitié de la protection temporaire. Les émeutiers semblaient avoir trouvé un moyen d’éroder la protection.

"Oh sang noir. Qu'est ce qu'il se passe encore..."

Alice reporta une dernière fois son regard vers Rodrigue et Harakis.

"Je n'ai plus de temps à perdre, il faut que j'aille coordonner mes hommes. Restez en vie tout les deux."

Un dernier regard inquiet à Rodrigue, puis elle disparu à travers les hommes en armure.

Les deux hommes se retrouvaient au nord de la place centrale, protégés derrière les barrières de gardes, au dessus de la foule d'émeutiers. Harakis avait accosté un soldat et réquisitionné l'une de ses épées qu'il tendait désormais à Rodrigue.

"Tiens. Une épée correcte. Tu étais là, quand le mage à attaqué. Tu as tout vu. Par quoi dois t on commencer, d'après toi ?"

Harakis dévisageait Rodrigue avec circonspection. Son visage respirait la propreté et la noblesse, bien loin du monde où évoluait Rodrigue. Mais à cet instant précis, il était difficile de savoir si le caporal savait dans quoi il s'embarquait ou non.

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Dim 19 Nov - 12:51


Au final, le conseil avait décidé de mettre en marche le plan du vieux Gavras. Le couronné ordonna prestement a Alice de servir d'intermédiaire entre la haute sphère et l'armée, tandis que Rodrigue et le blondinet devaient quant à eux mener l'enquête sous les feux du front.

Ainsi, armée de ses nouvelles directives, la capitaine des mages-lame tira son voyou de frère jusqu'à l'entrée de la forge, suivit de près par son second. Au vue de sa démarche, la sœur de Rodrigue n'était définitivement pas d'accord avec la tournure que prirent les évènements. Certainement qu'elle le croyait incapable d'accomplir quoique ce soit.

En tout cas, le brun ne pouvait imaginer aucune autre explication au comportement désabusé de sa sœur. Surtout que les premiers mots émit par celle-ci furent particulièrement sinistres. Elle en était arrivée à imaginer sa mort, puis à ordonner à son second de garder un œil sur lui. Avait-elle donc si peu confiance en ses capacités ?

Cet affront à l'égard de sa bravoure n'allait pas passer impuni ; pour sûr !

« Tu rigole ? Tu pense que ce freluquet va me protéger ? Tu est sûre de ne pas faire les choses à l'envers ? »

Le sarcasme de Rodrigue n'empêcha pas sa sœur à le couver d'avantage, en lui fournissant certaines instructions qu'il se voyait déjà rompre ; Suivre les ordres du casa nova... et puis quoi encore ?

« Oui, m'dame. » Souffla-t'il sur un ton mort.

Pile à cet instant précis, un énorme craquement se fit entendre au loin. En réaction de quoi, le trio pointa son menton en direction du mur concerné. Ce bruit n'annonçait rien de bon.

« C'est quoi ça, encore ? »

Un regard suffit à Rodrigue pour comprendre que ce n'était pas ces deux-là qui allaient répondre à sa question. Sa sœur, tout d'abord surprise, finie par récupérer son sang-froid, puis à partager avec les deux hommes son intention à rejoindre le reste de ses troupes. Mais, avant de se faire, elle émit un ultime ordre à leur intention : Celui de rester en vie.

«  M'oui. Toi aussi, sœurette, n'en fait pas trop. »

La main gauche levée au niveau de sa tête, Rodrigue fit un signe d’au revoir à sa sœur, alors que cette dernière courrait au loin.

«  Bon débarras. » Dit-il, toujours aussi stoïque.

Il se tourna ensuite vers Harakis qui était trop occupé à détrousser l'épée d'un autre soldat pour l'entendre. Quelques secondes plus tard, le blondinet laissa s'enfuir sa proie avant de tendre fièrement son butin à son acolyte de fortune.

Tout d'abord songeur, Rodrigue finit par empoigner joyeusement l'épée qui lui était offerte avant de répondre poliment au casa nova.

« Oh, un cadeau ? Merci, l'ami. Je te le revaudrais plus tard. »

L'épée fermement serrée entre ses doigts, le brun laissa quelques secondes s'écouler afin de réfléchir à la question qui venait de lui être posée ; La démarche à suivre ; Qu'allaient-ils donc pouvoir faire afin d'entamer leur enquête ? Pour lui, il n'y avait qu'une seule possibilité. Mais, il était toujours probable que son compagnon de route soit en désaccord avec son idée, alors le voyou allait devoir faire en sorte de bien lui vendre son idée.

« Si je me souviens bien, tu avait dis au papi que les émeutiers avaient une sortes de chef pour chaque groupe. Je pense que c'est par-là qu'on doit commencer, on devrait mettre la main sur l'un d'entre eux, puis lui soutirer les informations qu'il détiens. Qu'en pense-tu, monsieur le militaire ? »

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Jeu 23 Nov - 13:21

"Ce n'est pas un cadeau... C'est une réquisition de matériel militaire..."

Harakis avait parlé bas, et semblait un poil agacé à la réflexion de Rodrigue. Il gardait le sourire, mais il avait le regard de ces gens qui subissent la situation plus qu'autre chose. Le jeune voyou n'était pas le seul à faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Le caporal se redressa, vérifiant les environs, sa main gantée d'officier venant masser son menton lisse comme un bébé. Ses habits étaient éclatants, ses boutons brillants comme des bijoux, malgré les péripéties précédentes. Grand et élancé, il émanait de lui une petite aura belle et héroïque, de celle que l'on s'attends à entendre louer par les bardes. Il semblait réfléchir profondément à la réponse du voyou.

"Oui, ce serais une bonne idée..."

Il se massait le bord du crâne, formulant un plan de son côté, ses doigts tapotant sa tempe.

"On pourrait aller voir du côté de la barricade est, entre les fonderies et l'administration des mines. Vu que le gros des émeutiers... Pardon, des manifestants se trouve actuellement serré là bas, il y a de fortes chances que je puisse trouver l'un de ces étranges chefs de meutes..."

Ses yeux vinrent à la recherche de ceux de Rodrigue.

"Mais on ne pourra regarder que de loin, et nous serons au centre du quartier. Notre objectif est de remonter le réseau... Ne penses tu pas que l'on pourrait simplement remonter les manifestants vers la Fourmilière ? Notre objectif est là bas après tout."

L'un des avantages de ce plan était qu'avec la position de l'armée, il était possible de passer rapidement dans la foule de la Fourmilière. Mais Rodrigue se rappelait avoir vu l'agresseur de sa soeur partir vers la barricade Est. Mais avec la masse de gens à cet endroit, il pouvait être plus difficile pour un bellâtre comme le caporal de passer inaperçu.

Mais Harakis ne semblait pas vraiment avoir pris de décisions à ces sujets.
Ou en tout cas, il préférait écouter l'avis du voyou, une approche rare chez un nobliau.
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Dim 3 Déc - 20:05


Après une brève réflexion silencieuse, le caporal décida de partager sa propre vision des choses concernant la marche à suivre. Celle-ci se résumant au fait d'évoluer en direction de la fourmilière afin d'y débusquer les manifestants qu'elle recèle.

Rodrigue ne manqua pas à remarquer le tact dont faisait preuve le casa nova en évitant de traiter les émeutiers comme tel. Une attention appréciée, mais pas vraiment nécessaire. Après tout, on n'allait pas appeler un chat un chien. Toutefois, l'heure n'était pas aux politesses, Rodrigue allait donc laisser le sujet de côté afin de se concentrer sur le véritable problème ; la marche à suivre.

« Je suppose, m'oui. Par contre, on aura l'air idiot si on se rendait là-bas pour au final nous rendre compte que le quartier à été abandonné par le gros des troupes. »

Mimant l'expression songeuse de son acolyte de fortune, Rodrigue se tut un court instant afin d'élaborer son fil de pensée.

« Que dis-tu d'opter pour un mélange des deux ? On pourrait à la fois essayer de débusquer l'un de leur représentant et nous rendre vers la fourmilière. Après tout, on ne sait pas vraiment où les chercher. Alors autant nous diriger là-bas. »

Finalement, le voyou relâcha sa posture avant de ranger sa nouvelle épée dans son bon vieux fourreau. Le sourcil en l'air, le brun invita son camarade du jour à prendre les devants grâce à un subtil mouvement de la tête.

« Et, du coup, si on ne trouve personne... On fait quoi ? »

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Mar 5 Déc - 13:29

La question surpris le caporal, qui resta interdit quelques secondes, le regard dans le vide, avant de frissonner en grognant. L'idée même ne semblait pas lui plaire.

"Je.. Je suis certain qu'on va trouver quelque chose. La question est surtout comment et dans quelles conditions."

Il regarda autour d'eux deux. Les soldats courraient en tout sens sous les ordres d'autres caporal en pleines reformations militaire. Les soldats avaient sortis les sabres et levés les boucliers le long de la palissade improvisée et un bruit assourdissant sortait de la foule, qui hurlait férocement. Une nouvelle rangée de soldat vint en renfort à la première, puis une troisième commença à se former. Les soldats se préparaient au choc. Quelque part, plus loin vers l’accès à la Fourmilière, la sœur de Rodrigue devait être en train de préparer ses troupes, à la livrée aussi éclatante que celle d'Harakis devant lui.

Rodrigue connaissait à peine le vrai travail de sa sœur. Juste savait il que sa capacité magique était d'une puissance impressionnante comparé à la sienne. Il y avait de grandes chances que son bataillon soient capable de déverser de vrais flots de magie offensive sur la foule, si le besoin se faisait sentir. Mais encore une fois, il y avait vraiment beaucoup de personnes massées les unes sur les autres. Il était presque possible que la simple pression de tant de gens soient la cause de la fissure sur le mur de pierre improvisé de l'autre côté du quartier.

Harakis semblait observer ses propres vêtements, puis ceux du voleur, en fronçant les sourcils. 

"J'ai bien une idée de par où commencer, mais cela implique d'infiltrer la foule. Mais si nous devons infiltrer la foule, je vais devoir changer de vêtements... Pardonne moi Rodrigue, mais j'ai du mal à déterminer un style particulier à ta tenue. Comment devrais je me vêtir si je veux ressembler à un habitant de la Fourmilière ?"

Il y avait une innocence dans son ton... Harakis ne semblait avoir aucune idée de la vie hors de ses quartiers protégés et de son statut de militaire.
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Lun 11 Déc - 12:43


On dirait bien que le caporal n'était pas le genre d'homme à se préparer au pire. Du moins, il donnait l'impression d'être persuadé que leur plan allait prendre une tournure qui leur était convenable. Ce qui, aux yeux de Rodrigue, n'était pas gagné d'avance. Il ne pouvait qu'espérer que les sens du militaire ne le trahissaient pas.

« Ok, si tu le dis, l'ami. Un peu d'optimisme ne tue personne. »

Ensuite, un autre problème survint. Une chose à laquelle le voyou n'avait aucunement prêté attention jusque-là. Il se trouvait être que les habits du casa nova n'étaient pas vraiment compatible avec la mission dans laquelle ils s'engageait. De ce fait, le blondinet interrogea le voyou au sujet de la mode vestimentaire du moment au sein de la fourmilière.

Le brun ne pu s'empêcher de pouffer de rire l'espace d'une demi-seconde.

« Ha ! Hm, désolé. C'est très simple, vraiment. Trois options s'offrent à toi. L'option un : Tu emprunte un prêt-à-porter à un autre fidèle citoyen de la ville, qui je suis sûr, sera ravi de porter assistance à notre cause. Ou alors, option deux : On pourrait essayer d'ajouter quelques accessoires au pique de la mode à ton accoutrement afin de le rendre compatible avec les sens raffinés de notre chère communauté. Ou alors, plus simple encore, option trois : Tu te met à poil et, tu verra, personne ne sourcillera à ta vue. »

L'expression stoïque, Rodrigue ne brancha en aucun cas alors qu'il émettait ses trois propositions au casa nova. Après tout, ce n'était une blague qu'à moitié.

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Dernière édition par Rodrigue le Lun 11 Déc - 14:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Lun 11 Déc - 14:11

Harakis sembla surpris à la proposition de Rodrigue, fronçant rapidement les narines avant de se reprendre, et d’émettre un léger rire, camouflé dans son poing fermé. Il repris la conversation les yeux rieurs.

"Je n'ai rien à cacher, mais je t'avoue, dans le cas où paraître nu est une option, je préférerais emprunter tes vêtements. Vu ta nonchalance à l'idée, tu as l'air habitué à ne pas en porter, et je serais gêné de te gâcher ce plaisir."

Un fin sourire rusé apparu sur ses lèvres, avant de redevenir sérieux.

"Mais trêve de plaisanterie. Nous savons très bien toi et moi qu'il n'est pas possible en cet endroit de trouver le moindre tissu qui ne soit pas militaire. Je te propose de remonter le long du quartier, vers la rocade de Fer. L'armée tient le Rail, et je suis certain que l'endroit est moins tendu qu'autour des machines. Toute la compagnie de Magelames est positionnée là bas, en vue de préparer les bombardements magiques, je suis certain qu'ils auront des prisonniers à réquisitionner."

Il n'y avait pas vraiment besoin d'en dire plus que ça. Harakis étant le chef d'escouade, il fit un dernier regard au jeune chasseur de rat, lui intimant de le suivre. Comme il semblait savoir où aller, le jeune voyou le suivit.

Les deux hommes louvoyèrent entre les entrepôts de la forge royale, passant par des ruelles aux bâtiments hauts, quasi sans ouvertures, noires de cendres collantes. Croisant une multitude de militaires en déplacement et de messagers aux pas de courses. Ils débouchèrent sur ce que Rodrigue reconnu comme la voie du Rail, l’énorme artère qui amenaient les matières raffinées aux manufactures dans la Ruche. En cet endroit, les soldats de la cité avaient construits un réseau de barricades remontant la voie, sur une dizaine de niveau. Harakis montra du doigt le bas de la rue, ou une forte population d'émeutiers rugissaient contre la première barricade, tout de même moins serrés que dans le reste du quartier. Elle était maintenu par un cordon soutenu de soldats, protégés eux même par les reflets multicolores d'une intense barrière magique.

A quelques dizaines de mètres, des mages s'affairaient en plusieurs petits cercles, dansant des gestes compliqués, la magie de leurs sorts groupés se concentrant au fur et à mesure. L'épine dorsale du voyou frémit à la sensation d'autant de magie dans l'air. Il avait beau connaitre la puissance de sa sœur, c'était la première fois qu'il expérimentait la pression exercée par la puissance d'un sort de siège. Même l'objet qu'avait utilisé l'assassin sur Alice ne pouvait rivaliser.

Harakis remarqua son expression :

"Le capitaine Alice sais ce qu'elle fait, Rodrigue. Cela m'étonnerait qu'un seul de ces sorts soit létal. Les Magelames ont beaucoup de cordes à leurs arcs."

Le caporal se dirigea à travers la voie, sinuant entre les troupes, échangeant un bon mot à droite, une poignée de main à gauche, laissant à Rodrigue le soin de le suivre dans son sillage. Le voyou remarqua l'aisance avec lequel le militaire récupérait les informations dont il avait besoin pour poursuivre sa route. Ils se rapprochèrent d'un groupe de soldats en garde près d'une manufacture. Au bord de la palissade. Ceux ci étaient aux aguets, mais plutôt calmes. Ils levèrent leurs armes à la vision du voyou mais le caporal leur intima d'un geste de se détendre. Ils le saluèrent rapidement.

Harakis pris son meilleur ton.

"Soldats, j'ai cru comprendre que vous gardez des prisonniers ?"

"Oui Caporal. Nous avons pris la main dans le sac un groupe de voleurs qui ont tenté de se faufiler par les raffineries."

"Le quartier n'est pas bouclé ?"

"Oh si, Caporal. Mais ceux ci semblaient plus teigneux que la normale, alors on a préféré les neutraliser. Les magelames nous ont aidé à monter un filet effrayant pour les autres, mais il n'y a pas beaucoup d'émeutiers qui tentent de passer par là."

"Parfait !", répondit Harakis, lançant un sourire en coin à Rodrigue : "Puis je les voir s'il vous plait ?"

Les deux soldats aux portes saluèrent avant que l'un d'entre eux se rapproche et fasse rentrer une clé ouvragée dans la serrure de l'ouverture de service. Harakis n'attendit pas pour rentrer, gardant Rodrigue sur ses talons.

Ils pénétrèrent dans une massive fonderie, sombre et puante d'odeurs de brûlé et de produits chimiques. Les haut fourneaux refroidissaient sur toute une longueur de la salle, chacun avec ses accés et ateliers de préparations. De l'autre coté, les cages à animaux de traits, dont la population animale s'agitait à l'intérieur, mugissant plaintivement face au fracas de la violence extérieure. Rodrigue remarqua rapidement qu'une cage était occupée par autre chose que des bovins. Six silhouettes étaient assises dans la pénombre, sans faire de bruit, deux soldats battant le jeu de carte devant cette cellule improvisée, à peine illuminée par deux lanternes de chantier.

Harakis salua rapidement les soldats, qui se levèrent avec empressement. Quelques mots et l'un des soldats rapprocha une lanterne de la cage, ce qui illumina les visages et fit gémir les prisonniers.

Rodrigue n'eut pas grand mal à remarquer que quelque chose n'allait pas chez ces hommes. Ils étaient hébétés, comme sonnés par quelque chose. Ils détournaient la tête ou se cachaient de leurs mains, perdus, désorientés. Cela n'échappa pas au caporal.

"Qu'est ce qui leur est arrivé ?"

"On ne sais pas vraiment, monsieur. Ils ont chargé le filet d'effroi comme si cela ne les affectait pas, renversant plusieurs soldats, avant de se faire maîtriser par une patrouille. Ils se sont débattus comme des beaux diables jusqu'à ce qu'on les enferme. A peine la porte refermées et ils sont tombés dans cette torpeur que vous remarquez. Ils commencent à peine à redevenir conscient."

"Nous aurions besoin de vêtements, il faudrait en déshabiller un."

"Faites vous plaisir, caporal. Dans leur état, ils ne feraient pas de mal à une mouche. On a juste fermé la porte par précaution, mais ça fait bien une demi heure qu'ils ont pas bougé."

Harakis se tourna vers Rodrigue.

"Bon. Eh bien ça arrange nos affaires. Peux tu m'aider à sélectionner un costume adéquat ?"

En fouillant du regard la cellule, Rodrigue n'avait pas trop de soucis à reconnaître l'origine de ce groupe d'émeutiers. Tous humains, il reconnu deux mineurs, aux habits rigides, recouverts de suie et puant le souffre, ainsi qu'un ouvrier de fonderie, à peine mieux mis. Il y avait aussi un jeune homme maigre comme un clou, qui devait faire à peu près le même travail que Rodrigue, vu sa tenue. Enfin, les deux derniers portaient une longue ceinture de tissu rouge. Deux membres du gang des tranchoirs, beaucoup moins effrayants sans leur arme habituelle et leurs regards méfiants.
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Dim 17 Déc - 19:42


En réaction à la dernière suggestion du voyou, le militaire enclencha son tac-au-tac en proposant au voyou de se balader lui-même à poil et de lui laisser ses vêtements. Ce qui, en soit, ne dérangeait aucunement Rodrigue. Puisqu'il aurait très bien pu le faire si la proposition du militaire avait été sérieuse. Il aurait bien évidemment tenté de lui extirper une ou deux petits quelques choses en échange, mais il l'aurait fait ! Mais, le chasseur de rat pouvait encore reconnaître du second degré quand il en voyait.

« Ah, non. J'aime bien mes vêtements là où ils sont. Essayons plutôt de t'en trouver d'autres qui accompagneraient bien ton style... strict. »

Par la suite, le militaire proposa à son acolyte un plan de route qui consistait à se rendre jusqu'à un groupement de l'armé afin d'y réquisitionner quelques habits fraichement cueillit sur le corps des prisonniers. Rodrigue ne pu s'empêcher de lever le sourcil en processant cette idée.

«  Sympa, le militaire qui abuse de son autorité. Non, mais, assommer les gens dans la rue et leur piquer leur vêtement est une chose, mais les emprisonner, puis les mettre un poil, s'en est une autre. »

Il s'arrête en l'espace d'une seconde, croisant son regard avec celui de Harakis, puis reprend.

« Non, en fait, je m'en fiche. Allons-y. »

Suivant les directives du militaire, le jeune traqueur mit en marche son jeu de pied, restant constamment dans le sillage de son guide. Un pas après l'autre, le duo progressait silencieusement le long des ruelles morbides qui menaient jusqu'aux rails.

Sur leur route, les deux hommes croisèrent un flot important d'émeutiers qui s'affairait violemment contre un fin mur formé par les soldats. Ces derniers contenaient difficilement la menace, leur exploit étant principalement dû au soutien des mages, ainsi que de leurs barrière magique.

Heureusement pour eux, Harakis savait exactement où se rendre afin de contourner les flots des manifestants. De plus, les habits du blondinets leur permettait de se faufiler aisément au cœur des rangs de l'armée. Ses compères le reconnaissaient du premier coup d’œil et étaient même ouvert à l'échange d'information avec lui, ce qui représentait un atout incontestable pour la réussite de leur entreprise.

En chemin, le blondinet tourna la tête en direction de Rodrigue pendant un instant afin de lui expliquer qu'il n'y avait rien à craindre de la part des sorts des mages, le confortant ainsi au sujet du destin de leur proie.

« Ouais. Je suis sûr qu'ils ont tous un grand cœur et qu'ils ne font rien d'autre que chier des arc-en-ciel à longueur de journée. »

En vérité, Rodrigue n'avait pas beaucoup monde pour lequel il pouvait s'inquiéter. Mis-à part son idiot de frère, il n'y avait qu'une ou deux personnes qui comptaient réellement à ses yeux. Et, s'ils avaient ne serait-ce qu'une moitié de cervelle, ils feraient en sorte de rester chez eux et de boucler la porte en attendant que ce merdier s'achève. Ce que Rodrigue serait certainement entrain de faire, si ce n'était pas pour tout ces militaires qui aimaient léguer leur tâches aux non-initiés.

Quelques mètres plus loin, Harakis accosta une escouade armée afin de les interroger au sujet de la localisation de leurs prisonniers. Le brun resta quelques pas en arrière, battant paisiblement des bras dans son coin en attendant que la discussion sérieuse s'achève.

Son visage ne tourna en leur direction qu'une fois que le détachement de l'armée s'en alla vaquer à ses occupations. Après quoi, le duo se rendit jusqu'au bâtiment qui leur a été désigné, puis, après un énième formel avec les gardes de la porte, il furent enfin menés jusqu'au cachot.

Là-bas, Rodrigue fut surprit de voir tout un groupe de taulards, tyrannisés par leur ombre. Tout d'abord silencieux, la voix de Rodrigue s'éleva enfin de manière graduelle.

« Ce n'est pas normal... Vous leur avez fait quoi ? »

Le caporal posa exactement la même question aux soldats qui leurs firent part d'une information des plus intéressantes. Selon leur dire, ces types auraient chargés le filet d'effroi des mages, renversant au passage certain de leurs soldats, avant de se faire maîtriser juste après.

« Ce qui veux signifie qu'on les a immunisé contre l'effet du mur ? Hm, je suppose qu'il fallait s'y attendre, vu qu'ils ont un mage dans leurs rangs. Cependant, je me demande bien pourquoi est-ce qu'ils auraient prit la peine de mettre tout ça en place. Il y a quelque chose d'intéressant dans les parages ? »

Sa question était tout autant destinée à Harakis qu'aux autres soldats présents. Le voyou n'était pas vraiment sûr d'où allait surgir sa réponse, de ce fait, il jetait des regards un peu partout, en attendant que quelqu'un ait un éclair de génie.

Au passage, le voyou pointa du doigt les deux membres du tranchoir qui étaient allongés par terre avant de croiser le regard d'Harakis.

« Pas ces deux-là. Tout, sauf ces deux-là. Je ne sais pas par quel diable ils se sont retrouvé ici, mais je ne tomberait pas dans le panneau. Je refuse de mettre ma vie entre les mains de ton jeu d'acteur !  »

Rodrigue se rendait bien compte que ses parole reflétait très peu de sens pour quelqu'un ignorant tout de sa relation avec le gang des tranchoirs ; raison pour laquelle il se reprit une dernière fois.

« Tout sauf ces deux-là. »

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Dernière édition par Rodrigue le Lun 18 Déc - 11:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Dim 17 Déc - 20:19

Harakis avait entièrement laissé Rodrigue râler sur l'armée et les pratiques militaires, ne lui décochant même pas un regard réprobateur alors qu'il envoyait une pique dans la direction de sa sœur. A peine émit il un petit soupir à ce moment là.

Mais lorsque le jeune voyou remarqua les deux gangsters, l'officier plissa les yeux, inquisiteur.

"Et pourquoi pas ces deux là ? Ce sont les mieux habillés."

"Ce sont des gangsters, caporal...", répliqua l'un des deux soldats, tout en battant ses cartes : "Il n'y a qu'eux qui s'habillent avec des couleurs aussi voyantes... M'est avis que votre camarade préférerait rester discret."

Harakis soupira, baissant les épaules.

"Bon. Eh bien j'imagine que je vais découvrir les joies du travail des mines..."

Plusieurs minutes plus tard, trois des six prisonniers portaient quelques vêtements de moins, le caporal ayant pris son temps pour sélectionner les habits les moins crasseux possibles. Il s'était habillé de pied en cap, et ressemblait à un voyou tout autant que Rodrigue quoi que beaucoup plus savonné. Le caporal avait rechigné à laisser ses habits, qu'il avait proprement plié avant de les remettre dans le sac militaire qu'il portait en bandoulière. Il se tenait debout, tirant sur les coutures avec insistance.

"Je crois que celui ci a des puces..."

Rodrigue entendit les deux soldats ricaner discrètement, sans perdre l'attention sur leur jeu. Le caporal ne sembla pas relever.

"Ca fera l'affaire. Je crois. De toute façon, vu la chaleur, je doute que ces gentilhommes attrapent froid..."

Harakis sortit de la cage, laissant aux soldats le bon soin de la refermer. Il salua brièvement les gardes avant d'entrainer Harakis vers la sortie. Une fois dehors, il se détourna vers l'arrière de la manufacture, pressé comme un gaillard qui n'a pas envie qu'on le découvre. Une fois à l'abri dans la ruelle, il repris de nouveau la parole.

"Bon, maintenant que ça c'est fait, notre seconde étape est d'infiltrer la foule. J'ai un peu réfléchi pendant que je m'habillais. Notre meilleure chance est de passer par le filet d'épouvante qui borde le quartier..."

Il se redressa, anticipant une réaction du voyou.

"Ce n'est pas si difficile que ça à traverser si tu te poses la question. Quand tu sais qu'il est là, et si tu marches vers son extérieur en prenant bien soin de ne pas tourner la tête, il a peu de chance de vraiment faire effet. Et puis ce n'est pas comme si nous avions beaucoup d'autres points d'entrée, non ?"
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Lun 18 Déc - 12:13


La question du brun fut laissée sans réponse. Aucun des militaires présents n'ayant ressentit le besoin d'y répondre. Rodrigue se fit donc tout simplement oublier pendant qu'Harakis faisait ses courses dans les entrailles du cachot. Et, même lorsque ce dernier l'interrogea sur ses raisons de vouloir éviter les deux gaillards, le voyou tourna simplement le visage en direction d'un des autres soldats qui semblait être prêt à répondre à la question.

Rodrigue hocha calmement la tête en réponse, avant d'ajouter d'une voix neutre.

« C'est ça. Si on vient à croiser des types de leur organisation, je préfèrerais encore laisser mon poing parler, plutôt que toi. Sans offense, bien évidemment. C'est juste que tu ne semble pas maîtriser le jargon de la profession. »

Au final, le choix du caporal se porta sur une tenue mineur, piochée sur trois bonhommes différents de sorte à récupérer des pièces aussi propres que possibles. Pendant que le militaire se changeait, Rodrigue se cala contre un mur un peu plus loin, en fixant du regard la partie de carte des geôliers.

A vue d’œil, cela ne dérangeait nullement les soldats de voir se pointer l'un de leur pseudo-supérieur dans le but de déshabiller leurs prisonniers, ils semblaient même être parfaitement à l'aise à cette idée. Le brun ne savait pas quoi en penser.

Quelques secondes plus tard, le casa nova ressortit de la cage avec ses nouvelles acquisitions, commentant au passage leur non-propreté. Amusé à l'idée de le voir se gratter le corps tout au long de leurs péripéties, le voyou accompagna le ricanement des autres soldats.

« Bon, aller, on y va. Tu ne va pas commencer à t'inquiéter pour les prisonniers juste après les avoir mis à poil. »

Juste après, la casa nova entama les explications de son tout dernier plan qui consistait à traverser le mur d'épouvante afin de rejoindre la foule, situé de l'autre côté du sortilège. Le traqueur ne pu s'empêcher d'afficher une mine inquiète en imaginant la scène.

« Attend, attend, je ne suis pas sensé tourner ma tête en direction du mur où à l'opposé ? C'est où que je dois regarder ? Puis, tu est sûr qu'on n'aura pas l'air suspect en arrivant depuis une direction qui est sensée être bouchée ? Pourquoi est-ce qu'on n'escaladerait pas plutôt les bâtiments afin de contourner le mur et retomber à l'arrière de la foule ? »

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Lun 18 Déc - 13:35

Les yeux d'Harakis s'allumèrent de frustration devant son camarade.

"Mais quand on te dit de ne pas tourner la tête, c'est par rapport à quelque chose derriére, enfin..."

Il allait crier, mais sa main vint se poser sur son visage, et il se calma aussitôt, juste soupirant bruyamment.

"Suis moi."

Il entraina le voyou vers une lanterne sur un mur, permettant une certaine illumination. Rapidement, le caporal jeta une grosse dose de poussiére de roche sur le haut d'une caisse avant de tracer des traits dessus, créant une sorte de quartier imaginaire.

Le quartier semblait faire un coin, ses rues se formant de manière assez linéaire, comme lorsque l'eau ruisselle entre les rochers. Ça ressemblait grossièrement a la zone dans laquelle ils se trouvaient.

"Ok, bon, nous on est ici. ", il indiqua un bout du quartier : "Et on doit arriver là.", il indiqua le bout opposé : "Le truc c'est qu'il y a le filet d'épouvante en place. L'avantage, il est construit pour éviter aux gens qui arrivent de là où on veut aller d'aller là où on est actuellement."

Harakis fit lever les yeux du voyou pour qu'il le regarde.

"Un filet magique fonctionne plus ou moins toujours de la même manière. Tu choisis une zone d'étranglement, un endroit où tu sais que tes cibles vont certainement passer. Puis tu crée un mur de magie à cet endroit. Mais pas un mur physique, car c'est trop évident. Non, un mur psychique, ou mental si tu préfères. Un sort qui agira directement sur ta perception du lieu. Ici, l'épouvante."

Il pointa du doigt la tête de Rodrigue.

"Il n'y a pas de peur universelle, mais par contre tout le monde a peur de quelque chose. Le sort vient donc stimuler ta peur naturelle. Il est conçu pour te faire halluciner tes terreurs les plus enfouies. C'est brutal et direct, mais ça marche très bien sur des personnes non préparées. Une cible atteinte aura l'impression que sa pire terreur fonce droit sur elle. Ca encourage fortement à tourner les talons. Maintenant tu comprends pourquoi les prisonniers de tout à l'heure étaient dans cet état ? 

Indépendamment de leur état mental, ils se sont retrouvés à courir comme des fous vers leur plus énorme terreur. Rien que ça expliquerait déjà leur état catatonique. Alors on peut imaginer qu'ils aient résistés aux effets du sortilège, mais c'est impossible."


Il revint vers son dessin, traçant trois lignes successives sur une intersection.

"Il est toujours possible pour une personne d'extrême volonté de briser par sa seule concentration l'emprise du sortilège. Alors en général, on en mets trois. Ça réduit les chances d'un tiers à un dixième à peu près. Et trois barrière à la fois, pour un mage ça commence à faire beaucoup. Ce qui me permet de répondre à ton objection. Pourquoi on ne peut pas passer par les toits ?"

Il traça des croix des deux côtés des barrières.

"Parce qu'il y aura certainement des sentinelles cachées pour maintenir le sortilège. Des Guetteurs certainement, ce sont eux qui usent le plus de ce genre de tactique magique... Et je ne veux pas avoir affaire à des Guetteurs... Ces crétins obtus se feraient un plaisir de nous mettre des bâtons dans les roues."

Il y avait quelque chose dans l'intonation qui intrigua Rodrigue. C'était faible, mais le caporal donnait l'impression de ne pas être tout à fait sincère sur sa dernière phrase. Ses yeux reprirent contact avec ceux de Rodrigue.

"Maintenant tu comprends ? Comme le sort est fait pour te repousser dans une direction, si on va dans le sens du flot, il n'y aura aucun soucis. Il faut juste tenir son chemin et marcher, ou courir, sans se retourner. C'est bon pour toi ?"
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Ven 29 Déc - 18:41

Le militaire semblait être pas mal sur les nerfs, agressant verbalement le voyou avec des explications fournies sur un ton plutôt élevé.

Rodrigue se gratta silencieusement le crane, en laissant le blondinet le guider là où il souhaitait se rendre. Une fois arrivé à proximité d'une lanterne de rue, le blanc-bec empoigna un peu de poussière de roche avant de les disposer sur une caisse disposé sur le côté. Ensuite, il se mit à dessiner quelques formes qui devaient sans doute refléter le quartier dans lequel ils se situaient.

Gardant toujours la bouche fermé, le jeune traqueur écarquillait les yeux de confusion devant le long monologue que venait d'entamer son acolyte de fortune. L'attention du brun s'évapora une fois pour toute une fois la seconde phrase achevée. Son corps était bel et bien là, mais son esprit, lui, était à mille lieux de leur localisation.

(Je me demande s'il n'y a pas une taverne abandonnée à proximité. Boire de l'alcool à volonté nous ferais beaucoup de bien. Surtout à lui, vu comment son esprit est chauffé... D'ailleurs, qu'est-ce qu'il raconte depuis tout à l'heure ?)

La concentration du brun se focalisa de nouveau sur son entourage au moment où le militaire en était arrivé à la conclusion suivante : Il suffisait de marcher ou de courir, sans se retourner.

Affichant une mine déterminé, le voyou hocha la tête de haut en bas comme si il avait absolument tout assimilé de son discours.

« Ouais. Je comprends mieux maintenant. C'est beaucoup plus logique quand on voit les choses comme ça. »

Reniflant confidemment l'air ambiant, Rodrigue posa calmement la paume de sa main droite sur la poigne de son épée, avant de tambouriner faiblement le sol du pied.

« On devrait se mettre en route, maintenant que tout les détails sont réglés. Je propose que tu prenne les devants jusqu'à ce qu'on atteigne la fourmilière, vu que tu semble connaitre la zone comme ta poche. »

Et, qu'il n'avait rien capté de ses explications, ni de pourquoi il ne risquait rien en traversant un sortilège anti-émeute de l'armée.

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Sam 30 Déc - 0:12

Jets de dés:
 

Le caporal regarda le voyou avec inquisition, plissant les yeux quelques secondes. Avant de soupirer.

"Bon, si tu as tout compris alors, en avant..."

Il indiqua de la main l'arrière de la ruelle.

"Si je me rappelle bien des plans de la ville, on devrait trouver notre bonheur en continuant cette ruelle. Suis moi, et en silence s'il te plait."

Le caporal faisait la gueule, mais Rodrigue remarqua que ce n'était pas vraiment à cause de lui. Plusieurs fois sur le chemin, il remarqua Harakis en train de se gratter, ou de scruter son vêtement d'un oeil attentif, suspicieux. Il semblait souffrir le calvaire dans ses nouveaux habits, que ce soit vrai ou inventé. Il tournait la tête de gauche à droite, examinant le haut des toits avec circonspection. Si des guetteurs il y avait, ils étaient totalement invisibles, car rien ni personne ne vint briser la monotonie des grands bâtiments...

Après quelques tours et détours, ils débouchèrent sur un enchevêtrement de rues plus importantes, descendant vers ce qui semblait le sud du quartier. Rodrigue commença à d'avantage se repérer. En fait il pouvait voir au loin l'entrée de la Rocade de Fer, l'énorme voie permettant de remonter vers la Fourmilière. C'était aussi la voie par laquelle il avait suivi la foule lorsqu'il était arrivé dans le quartier.

En fait, plus de peur que de mal ! Il n'y avait plus qu'à descendre la rue et ils se retrouveraient de nouveau dans la population locale, qu'ils voyaient remuer en petites grappes agitées plus bas. Certains semblaient les avoir vu d'ailleurs et tentaient d'attirer leur attention avec de grands mouvements de bras frénétiques. Mais Rodrigue était trop loin pour entendre ce qu'ils lui hurlaient.

Un bras vint se plaquer contre son torse. Harakis le regarda avec sérieux.

"Ok Rodrigue, rappelles toi bien : Si le sort prends effet sur toi, tu risques d'avoir l'envie de te retourner. Ne le fait surtout pas ! Compris !"

Le soldat jeta un dernier coup d'oeil en l'air, tout aussi inutile que les précédents, puis il détendit ses jambes d'un coup.

"Maintenant !"

Les deux hommes coururent vers le bout de la rue...

Jets de dés:
 

Au début, le chasseur de rat ne ressentit rien. A peine quelques petits pincements dans le crâne à deux reprises. Ce fut à ce moment qu'Harakis le doubla, les yeux comme soudés sur le bout du chemin, avec à la tête une expression d'effroi contenu. Cela fit détourner la tête au voleur.

Et c'est là qu'il la vit : Fugace, quasi imperceptible, une ombre venait de se faufiler derrière le caporal, et d'autres la suivaient, semblant sauter des hautes fenêtres des bâtiments alentours. Il tenta de se focaliser sur le bout de la rue, mais ce fut à cet instant qu'il entendit la cavalcade, et ces bruits... Ces bruits !

Rodrigue tourna la tête, et ses yeux s'écarquillèrent d'horreur. Harakis avait tout faux ! Tout ceci était bien réel ! Il n'y avait aucune chance que ce soit imaginaire !!

La preuve, celui ci semblait courir comme si sa vie en dépendait, laissant le voyou dans la poussière.

Citation :
Derrière Rodrigue, le pourchasse une horde de ses plus grandes peurs nocturnes. Des êtres issues de ses pires cauchemars, sadiques, monstrueux, et prêts à lui faire la peau et à bouffer son âme. La seule solution est de fuir pour sa vie, sachant que ces créatures feront tout pour le choper !

Tu as quartier libre pour décrire ce que Rodrigue peut voir et sa course héroïque jusqu'aux limites du quartier.  Twisted Evil
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Sam 30 Déc - 11:50


Le voyou hocha simplement la tête lorsque le militaire lui demanda de rester silencieux. Il n'appréciait pas spécialement ce genre de traitement, mais il pouvait encore faire avec. Un petit regard contrarié fut son unique réaction, après quoi, il décolla à son tour, restant dans le sillage de son camarade de route.

En chemin, Rodrigue remarqua un étrange comportement de la part du blondinet. Ce dernier semblait être pas mal dérangé par son apparat, se grattant les côtes à intervalle régulier.

Les habits de mineurs n'avaient rien avoir avec la qualité de ses vêtements usuels. C'était possiblement la raison derrière son inconfort ou alors, le caporal avait raison et le type avait réellement les poux. C'était tout autant plausible. Dans les deux cas, ça ne risquait pas de le tuer. Il pouvait bien vivre avec pendant une journée ou deux, tout comme l'autre type avait vécu toute une vie dans ces habits.

Mais, une petite pensée lui picorait l'esprit. Et, si c'était autre chose ? Et, si c'était en lien avec l'étrange comportement de ces prisonnier ? Un résidu d'un sortilège qui leur a été lancé dessus, peut-être. Rodrigue n'était pas le plus brillant des magiciens, mais il tenta tout de même de mettre à profit ses faibles connaissances afin de détecter ne serait-ce qu'une once de magie sur le tissu d'Harakis.

Après avoir gagné pas mal de terrain au sein de la ruche, le duo parvint finalement devant l'incarnation de leurs craintes. Rodrigue remarqua un court instant la présence de quelques émeutiers en contre-bas, dont certains qui gigotaient d'une manière particulièrement visible, comme s'ils souhaitaient lui transmettre un message. A défaut de pouvoir comprendre la signification de leur mouvement, Rodrigue se laissa distraire par l'apparition brusque du bras d'Harakis contre son torse.

Celui-ci lui expliquait une énième fois qu'il ne devait pas se tourner en traversant le mur.

« Oui, oui, ne pas se tourner. J'ai compris. En avant, marche ! »

Le traqueur se mit alors en position de course. Il patienta le temps que le caporal lance le signal de départ, puis se mit ensuite à courir à toute vitesse en direction du bout de la rue, ne prenant pas une seule seconde pour se remémorer des consignes prodiguées par le militaire.

Pour commencer, tout allait bien. Le brun courait à toute vitesse droit devant lui, et mise à part quelques maux de crane, tout était normal.

Ce n'est qu'après quelques secondes de courses que Rodrigue remarqua la présence du militaire à ces côtés. Son visage reflétait un effroi sans nom. On aurait dit qu'il avait la mort sur ses traces.

Ce simple regard en direction de son acolyte fut tout ce dont il avait besoin pour la voir. Cette ombre, svelte, vif et dangereuse. Elle venait de se faufiler derrière le casanova. Puis, une autre apparu depuis les hauteurs. Elle venait de sauter depuis quelque part en haut. Où ? Impossible à dire. Rodrigue restait focalisé sur le bout de la route. Du moins, c'est qu'il tenta de faire avant sa curiosité ne prit le dessus sur son bon sens.

Il ne pouvait pas ignorer ces bruits de course. Ils étaient trop nombreux, trop proche. Une horde était sur leurs pas. Pas une personne, pas deux, mais tout un groupe.

C'est à ce moment-là qu'il se tourna et qu'il la vu.

La première silhouette était poilue, extrêmement poilue. Au premier coup d’œil, il ne pouvait voir que cela, les poils, de la tête au pied. Au second, il se rendit compte que la chose possédait également des membres, ainsi qu'un visage qui se voulait fin et étiré, arborant une expression clairement féminine.

« Ce n'est pas une femme. Ce n'est pas une femme. Ce n'est pas une femme. »

Le voyou refit face à sa trajectoire d'origine, affichant une expression d'horreur et de dégout alors que sa vitesse de course décollait de façon hallucinante.

La silhouette sur laquelle son regard s'était posé n'était pas seule. Il y avait d'autres types avec elle... ou lui. Il y avait d'autres membres de son espèce, vêtus d'un apparat des plus naturels, des plus libérés. Rodrigue pouvait entendre leurs pieds frapper le sol, ainsi que leur souffle sur sa nuque. Sans oublier ces abominables ricanements efféminés. L'horreur était à son comble.

« Harrrrrrrrrrrraaaaaaaaaakis !! Reviens ici, connard ! »

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Dim 14 Jan - 3:10

"Bougre ... d'andouille ! Je... savais... que ça allait arriver !!"

Tenta d'hurler le caporal, courant lui aussi ventre à terre vers la fin de la rue. Ses yeux étaient fous et exorbités, fermement rivés sur le but de leur course, mais clairement sous l'effet du sortilège. Il avait beau hurler sa rage, Harakis ne faisait pas le malin non plus.

Mais Rodrigue n'eut pas le temps de s'en préoccuper d'avantage car un ricanement éclata tout prêt de son oreille, le faisant redoubler de vitesse. Plusieurs fois il crû que c'était la fin, mais son corps semblait trouver des forces totalement insoupçonnées alors qu'il continuait encore et encore son sprint malade.

"Mais que font ces imbéciles ?! Fuyez pauvre fous !!"

Ils étaient enfin à portée de voix des émeutiers, dont un petit nombre semblaient clairement les encourager, mais Rodrigue et le caporal n'avaient pas vraiment le temps de s'en préoccuper. Un claquement de dent amusé se fit entendre aux oreilles du voyou. Quelque chose lui avait touché la fesse !

Les deux hommes hurlèrent de frayeur alors que leurs pas les amenèrent au bout de la rue, où Harakis fonça dans la foule, avant de bifurquer brutalement, le voyou dans son sillage. Ils coururent encore, mais aucun bruit derrière eux, pas un son pouvant indiquer le massacre a prévoir de la population par ces créatures démoniaques... Enfin, leur conscience sembla reprendre possession de leur corps, alors qu'ils eurent chacun la présence d'esprit de regarder derrière eux.

Pas de monstre, plus de monstre... Il n'y avait jamais eu de monstre !

Ce fut à cet instant que Rodrigue et Harakis percutèrent brutalement un petit groupe de personne...

---------------------------------------------------------------------------------

Layana était en mauvaise posture. Elle était attachée, pied et poings liés, aussi vulnérable qu'un ver de terre, sur le sol molletonné du bureau de Malak le rouge. La lumière lui mordait le visage alors que dans la pénombre environnante, la seule chose qu'elle pouvait voir de son chef était ses yeux d'un rouge flamboyant, la dévisageant avec inquisition.

"Croyais tu vraiment que me rapporter cette babiole cassée allait suffire, petit Rossignol ?"

Le ton était doux et curieux à la fois, mais la voleuse sentit instantanément une sueur froide perler dans son dos. Malak ne s'énervait pas, il ne s'énervait jamais, il n'en avait pas besoin. Mais le ton ne la trompait pas, ne la trompait plus...

"Je t'ai demandé une cargaison, ou au moins une adresse. Rien de bien compliqué pour quelqu'un comme toi... Cette sphère de verre ne m'est d'aucune utilité, 'Yana..."

Il était déçu, il était fâché. Layana avait été une mauvaise fille... Elle se recroquevilla inconsciemment, prise d'un frisson de terreur subit.

"Nous avons un contrat petit Rossignol, et tu ne l'as pas respecté..."

Il soupira. La voleuse voulait crier, se défendre, mais aucun son ne sortait de ses lèvres.

"Au moins, aura tu encore une dernière utilité... Messieurs, vous savez ce que vous avez à faire."

Noon ! Non pas ça ! Layana voulait se débattre, s'échapper de ses liens, mais rien à faire. Elle sentit une brute l'attraper comme un fétu de paille et la jeter sur son épaule, alors qu'elle quittait la pièce, le sourire aux dents pointues de Malak la suivant alors qu'elle hurlait enfin de terreur, la lourde porte du bureau se refermant devant elle.

Elle hurla, et elle hurla encore, alors qu'elle entendait monter les grognements. Elle tenta de plaider, de promettre, de supplier, mais elle était aussi impuissante qu'un morceau de viande. La brute l'attrapa par les jambes avec violence avant de la projeter dans la fosse.

La voleuse se sentit tomber, folle de terreur, alors que les grognements qui résonnaient se transformèrent en cris de folie affamée.

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Le choc réveilla avec violence la voleuse. Elle ressentit comme un coup de fouet, la boue et les éclats de pierre venant écorcher son corps et son visage. Elle était bien attachée, ce n'était pas un rêve. Mais ses liens semblaient beaucoup moins serrés que dans son cauchemar...

Autour d'elle des gens, des émeutiers, qui la regardaient avec peur, comme on regarde un animal dangereux. Ses yeux cherchèrent désespérément des repères. Un grand bâtiment, une sorte de manufacture. L'odeur de la suie et du cramé. Elle était à l'air libre, dans les cavernes. Dans le creuset. Elle était toujours dans le Creuset !

Layana se retourna brusquement, tombant nez à nez avec l'un des hommes en capuche, qui se relevait doucement, gémissant lui aussi. La brute était assise sur son gros cul, se frottant le visage de ses mains, lui aussi groggy par une chute. Elle avait dû tomber de son épaule.

Deux mineurs étaient aussi au sol, se relevant en grognant. Eux aussi semblaient mal en point. Ils avaient les yeux fous et haletaient comme de beaux diables. Mais ils étaient armés d'épées.

-----------------------------------------------------------------------------

Rodrigue se releva avec difficulté. La brute qu'il venait de désarçonner était de bonne taille, mais le jeune voyou était plus fort qu'il n'en avait l'air. Aussi ne fut il pas étonné de la voir les quatre fers en l'air. Son crâne lui faisait un mal de chien mais le choc avait au moins eu l'effet de lui nettoyer une bonne fois pour toute le crâne de sa terreur précédente.

Premier à reprendre ses esprits, il remarqua immédiatement l'homme encapuchonné dans lequel était rentré Harakis. Il portait exactement les mêmes affaires que l'assassin d'Alice ! Mais ce n'était pas le plus important.

Une jeune émeutière au teint malade se tortillait sur le sol, ses membres emprisonnés dans des liens de fortunes. Rodrigue se souvenait vaguement l'avoir vu sur les épaules de la brute quelques secondes avant. Que faisait cet individu avec cette femme !?

La capuche, la brute, et Harakis semblaient encore reprendre leurs esprits. Rodrigue pouvait agir, faire quelque chose, mais vite. Avant que tout ne soit que chaos à nouveau.
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Dim 21 Jan - 19:49

L’ouïe aux aguets, Rodrigue ne manqua pas à entendre les remarques horripilées de son compagnon de route. Le soldat, bien que clairement sous l'effet du sortilège, prenait un malin plaisir à pestiférer à l'encontre du traqueur.

« Comment ça, tu savais ?! Je croyais que c'était sans risque ? »

C'était bien ses mots, non ? Qu'il suffisait juste de garder son regard tourné vers l'horizon, de ne pas regarder derrière soit. Pourtant, il avait bien fait tout ça. Il avait juste fixé le dos du blondinet, il ne s'était pas retourné. Et, avant même d'avoir fait ça, ils étaient déjà là. Alors, pourquoi ? Lui avait-il mentit ? Ou bien, ceci n'avait rien avoir avec la magie ? Ces monstres étaient-ils donc bel et bien réel ?

Rodrigue n'avait pas le cœur à vérifier la véracité son hypothèse. Il continuait à courir frénétiquement en ligne droite, tandis que ses cinq sens se faisaient outrageusement déflorer par l'incarnation de ses craintes.

Leur haleine lui léchait la nuque, leur ricanement lui sondait l'oreille, tandis que leurs mains lui palpaient méchamment le fion.

L'esprit encapsulé dans cette éternelle géhenne de sodomie infernale, le brun ferma ses yeux d'appréhension, laissant le seul bruit de ses pas résonner dans sa tête. Concentrant toute son attention sur sa tentative de fuite.

Au final, après de biens longues secondes de course poursuite, le nez du traqueur finit par se fracasser violemment contre le torse d'un passant. Les deux accidentés se remirent sur leurs pieds dans la volée avant de se faire face, les yeux dans les yeux.

Un reniflement plus tard, l'attention de Rodrigue défila vers l'arrière, s'assurant de l'absence de ses poursuivants. Puis, vers les côtés, se posant rapidement sur la fine silhouette d'une femme qui se tortillait au sol, puis sur la présence voilée d'un tierce personnage, dont l'apparat ne lui était pas étranger.

« Hé, je te connais, toi ! »

Sa bouche s’exprima d'elle-même. Il n'avait même pas encore récupéré ses esprits suite à cet enchainement d'évènement qu'il venait de vivre, qu'il se retrouvait déjà face à une nouvelle épreuve à surmonter. Et pas n'importe laquelle ; C'était à l'agresseur de sa sœur qu'il avait affaire.

Usant du peu de conscience dont il disposait, Rodrigue laissa son bras gauche s'allonger en direction de sa nouvelle épée afin de la dégainer, puis se mit bien vite en position de combat.

Les pensées néfastes défilaient à toute vitesse dans son esprit. Il savait que la situation allait mal tourner. Il savait que son action allait enclencher une réaction de leur part. Il savait aussi qu'il avait perdu son effet de surprise au moment où il avait dégainé son arme.

Et pourtant, tout cela ne l'empêcha pas de se jeter sur l'homme à la capuche.

Action :
- Enfourcher l'homme à la capuche.

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Ven 26 Jan - 18:36

Layana se réveilla de son mauvais rêve pour constater qu'elle était ligotée et au sol. Ces deux éléments mirent tout de même un petit temps à s'imposer à son esprit car la douleur et goût bizarre dans la bouche occupait d'avantage ses pensées. Mais elle avait déjà vécue ce genre de situation. Petite, elle avait appris à se défaire de liens, sauf que personne n'était en mesure de l'attaquer à ces moments là.

Layana prit quelques secondes pour comprendre tout ce qui l'entourait : une homme en capuche en face d'un autre homme, l'épée en train de se mettre en position de combat. Une grosse brute juste à coté d'elle qui ne semblait pas encore avoir réagi à la situation. Layana se dit qu'elle trouverait sûrement un allié en la présence de l'homme à l'épée puisqu'il faisait face à l'homme en capuche. L'ennemi de mon ennemi est mon ami disait-on... peut importe que ce soit vrai ou non, elle devait saisir sa chance.

Layana commença à travailler ses poignets pour comprendre comment était disposer ses liens et entrepris de s'en défaire, ce ne devrait pas être compliquée, même si certains mouvements lui réveillaient les douleurs de la chute précédente. Et bien évidemment, une fois libre, elle continuerait de feindre l'emprisonnement afin de saisir la meilleure opportunité d'attaque. L'homme à la capuche sera un macchabée dans les prochaines secondes ou elle se fait nonne. 

Action :
 
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Ven 2 Fév - 10:25

Jets de dés:
 

Rodrigue se précipita sur l'homme encapuchonné, sautant sur son corps étendu alors qu'il se frottait le crâne, encore choqué par la bousculade. Mais la présence du jeune homme lui enfonçant le bide réveilla définitivement la capuche qui se débattit comme un beau diable pour échapper à sa prise, ne laissant aucune chance à Rodrigue de l'immobiliser.

Layana de son côté, travailla ses liens avant de s'en défaire avec facilité. Elle était encore sur le sol lorsqu'elle vit la main du mage briller, et foncer vers le crâne du jeune mineur qui venait de l'enfourcher. Celui ci l'évita de justesse, avant de revenir à l'attaque, les deux hommes se débattant à terre. Mais le mage réussi à échapper à sa prise, une bonne fois pour toute. Les deux hommes se relevèrent, près à en découdre.

"Allez vous bien ? Etes vous blessée ?"

La voleuse se retourna brusquement, l'homme qui lui parlait semblait être un collègue de l'autre mineur. Mais il y avait quelque chose de bizarre dans sa tenue générale. Il était trop droit, trop propre. De loin, peut être, pouvait il passer pour un habitant de la Fourmilière. Mais aussi près, la voleuse pouvait presque sentir le savon militaire qu'il utilisait pour se laver.

Un grognement sourd se fit entendre qui fit tourner la tête de Rodrigue et du Mage. La Brute s'était relevée, et se tenait la tête, clignant des yeux comme s'il sortait d'un long sommeil. Son regard se tourna vers chacun, tour à tour, se plissant, comme s'il ne comprenait pas la situation. D'une voix grave et débonnaire, il demanda :

"C'est quoi ce merdier ? Il s'est passé un truc bizarre, ces dernières minutes sont flous dans ma tête..."

A la tête agacée du mage, ce n'était pas prévu. Rodrigue ne le quittait pas du regard, à la recherche du tatouage. Mais l'homme n'avait rien à voir avec celui qu'il avait vu. Il était plus petit, plus pâle, avec un visage plus rond, et rasé. Un fin tatouage se tenait autour de son oreille. Lui aussi en forme de long serpent volant.
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Ven 9 Fév - 14:45

Restant au corps à corps avec l'homme à la capuche, Rodrigue zyeutait du coin de l’œil la brute qui venait juste de reprendre ses esprits. A en croire ses propos, sa mémoire récente aurait été quelque peu altéré depuis leur choc. Probablement à cause de le contact avec le duo qui venait tout juste de traverser un moment de folie, pensait le voyou.

Une fois le regard recalibré sur la silhouette de son antagoniste, le traqueur se rendit bien vite compte qu'il avait affaire à la mauvaise personne. Vu de plus prés, les attributs de l'individu voilé étaient largement différentes de ceux de l'agresseur d'Alice. Plus petit et plus pâle, l'homme auquel il avait affaire possédait en outre un tatouage bien différent de celui de la proie du traqueur, ce qui fini de le persuader de son erreur.

Tout cela en tête, le brun fit quelques légers pas en arrière avant de rengainer tout doucement son épée. Ensuite, il leva les bras en l'air de manière bien visible, synonyme de trêve.

« Désolé pour ça. Je t'ai pris pour quelqu'un d'autre. Sans rancune, hein. »

Jetant ensuite un regard dans la direction d'Harakis qui était de toute évidence entrain de se mêler des affaires des autres, le brun le héla avant de lui rappeler leur objectif.

« Mec, ce n'est vraiment pas le moment pour ça. N'y pense même pas. Juste. Continuons notre chemin. »

Un duo aux traits masqués, une princesse enchainée et un militaire au cœur d'or. Rodrigue avait l'impression de pouvoir lire le futur rien qu'en matant le paysage qu'il avait face à lui.

« Souviens-toi : On a une mission importante à accomplir. Ce n'est pas comme si la fourmilière risquait d'exploser si on faisait une petite pause de deux secondes, mais... C'est un peu le cas, en faite ! »

Le voyou refit alors face au duo.

« Vous êtes de toute évidence très occupés, alors on ne vous retiendra pas plus longtemps. Passez une bonne journée et faites attention à la horde d'uranien dénudés qui se trouvent au coin de la rue... A moins, que ce ne soit votre truc, auquel cas... Passez une bonne journée. »

Le traqueur tenta ensuite de se faufiler derrière l'individu masqué afin de rejoindre son acolyte de fortune et le trainer avec lui loin de ce bourbier.

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Ven 9 Fév - 20:55

Layana était prête. Elle avait réussi à défaire ses liens et à ne pas se faire remarquer durant ce laps de temps. Elle décidait donc d'attendre le meilleur moment pour agir, et ce moment serait celui où l'homme à l'épée déciderait d'attaquer l'homme en capuche.

Mais ce moment ne venait pas. Le visage de Layana se décomposait en comprenant que l'homme qui était providentiellement son sauveur ne ferait rien contre celui qu'il avait presque entrepris de pourfendre. Pourquoi ? Comment peut-on être si proche de ce qui aurait été presque une exécution et s'arrêter en si bon chemin ? Elle voulait crier "NON !", mais elle savait que si elle ouvrait la bouche, alors son élément de surprise serait perdu à tout jamais. Et ses espoirs de fuite avec.

Un regard circulaire lui appris que quelqu'un avait bien repéré qu'elle était libre de ses mouvements et s'approchait d'elle. Elle ne savait pas qu'elles étaient ses intentions et elle ne voulait pas vraiment le savoir. Dans sa tête, un choix devait s’opérer : fuir ou assassiner l'homme à la capuche ? Mais une petite voix dans sa tête lui rappela sa mission : ramener une preuve de ce qu'il se passe actuellement. Elle devait récupérer la sphère de cet encapuchonné. Et bien voilà qui concluait son choix.

Layana sorti furtivement sa dague de sous ses vêtements et, d'un geste rapide et précis, elle engagea l'homme à la capuche par derrière en le saisissant à la gorge pour venir lui planter la lame directement dans le cou. Elle n'aurait sûrement droit qu'à un seul essai. Et une fois son attaque effectuée, elle tenterait de rappeler l'homme à l'épée pour qu'il l'aide à sortir de ce chaos.

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Lun 19 Fév - 14:53

Jet de dés:
 

La capuche se tenait toujours droite devant Rodrigue, les ombres de son vêtement couvrant à peine la queue de son tatouage en forme de serpent. Maintenant qu'il l'avait de face, le voyou pouvait voir  les raisons de son erreur. Pris de loin, il ressemblait par la tenue et le tatouage a l'agresseur de sa sœur. Ils devaient même être de la même organisation. La même organisation qu'il devait retrouver avec Harakis. Cette même organisation.

Une lueur de colère passa dans les yeux de l'homme mais sembla se résorber lorsque le voyou s'excusa. L'homme semblait étrangement soulagé. Arborant le meilleur et plus sincère sourire qu'il puisse exprimer, il s'excusa à son tour :

"Oh, alors il n'y a pas de mal, mon ami. Je peux comprendre qu'avec toute cette agitation on puisse confondre..."


"Rodrigue !"

Layana n'avait pas perdu de temps. Une seconde avait suffit pour qu'elle saute sur ses jambes et attrape sa lame, discrètement cachée en son giron. Le faux mineur a ses côtés n'avait pas esquissé un mouvement de protestation qu'elle avalait à pas silencieux parcouru les deux mêtres la séparant de l'homme encapuchonné.

La voleuse remarqua du coin de l'oeil que la brute additionnait deux et deux dans sa tête, en venant à la miraculeuse conclusion qu'il avait été dupé par la capuche, d'une manière ou une autre. Il s'approchait également, l'air de vouloir en découdre. Mais Layana fut plus rapide.

Sa cible se retourna brusquement, mais elle fit un pas de côté et lui empoigna la cape de sa main libre, tournant avec sa cible. Sa lame vint se planter sans bruit dans le cou de sa victime, qui n'émit pour tout bruit qu'un borborygme furieux avant de s'effondrer sur le sol, tentant de bloquer sans succès l'écoulement du sang. Layana se tenait debout, la dague sanglante à la main, respirant avec fureur.

Rodrigue était au premier rang pour voir la violence de la scène. La petite paysanne avait sauté sur la capuche, l'égorgeant avec brutalité, et se tenait désormais au dessus du corps de sa victime avec l'air d'une personne sortant à peine d'une expérience traumatique. Derrière elle, la brute s'était arrêtée, en compagnie d'Harakis, qui venait de crier.

Tout le monde était interdit devant ce qu'il se passait, leur silence entièrement couvert par la foule alentour qui n'avait que faire d'un quelconque règlement de compte en pleine rue.

Note:
 
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Ven 2 Mar - 13:52

Layana avait le regard de celle qui était déterminée. Elle avait réussi à faire ce qui lui paraissait presque infaisable à cause de la situation extrêmement tendue. La lame de sa dague avait tranché la gorge de ce sorcier sans le moindre soucis. Elle avait visé juste et rapidement, son action, malgré son état de fatigue et de douleur assez important, avait été parfaite. Layana regardait la capuche s’effondrer sur le sol, morte avant même d'avoir compris ce qu'il lui arrivait. Un léger sentiment de satisfaction laissa cependant rapidement la place à celui de l'empressement. Si elle ne bougeait pas rapidement, ou qu'elle ne trouvait pas des alliés sur le champs, elle ne donnait pas cher de sa peau.

Layana se baissa et attrapa la sphère magique de l'homme avant de la pointer bien en évidence devant l'homme qu'elle ne connaissait pas, mais qui lui avait un moment donné de l'espoir avec son épée. Elle lui parla rapidement tout jeta des regards tout autours pour savoir si le moindre danger allait abattre sur elle :

"Si tu vois d'autres hommes en capuche avec ça, il faut les tuer et les récupérer, c'est à cause de cette sphère qu'ils provoque tout ce bordel."

Mais une fois ces mots prononcés, Layana savait qu'elle ne devait pas rester éternellement debout avec un cadavre à ses pieds et une dague ensanglantée dans la main. Elle ne rangea toute fois pas son arme car elle ne savait pas si elle devrait s'en resservir sous peu. Être armée était à la fois rassurant pour elle et très certainement très intimidant pour tous ceux qui l'avait vu exécuter un homme de sang froid avec une efficacité redoutable.

Son regard se reposa finalement sur Rodrigue, toujours un parfait inconnu pour elle mais en qui elle croyait pouvoir trouver un allié et lui enchaîna :

"On peut s'entre-aider. Je veux sortir d'ici vivante et tu cherches quelqu'un. Tu me protèges et je t'aide. Au fait, moi c'est Layana..."

Sans vraiment avoir cherché à le faire exprès, et comme si cela était d'un naturel presque maladif, Layana avait joué de son immense charme au moment où elle avait donné son nom à l'inconnu. Comme si elle lui proposait son âme en échange de son soutient, comme si elle cherchait à le séduire pour s'assurer tout son attention. Ce moment n'avait duré qu'une seconde, mais Layana était tellement habituée à jouer de ses charmes qu'elle avait instinctivement utilisé cet atout pour s'assurer l'appuis de l'épéiste.

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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Ven 9 Mar - 10:56

Jets de dés:
 

Layana avait indéniablement du charme, mais les évènements récents avaient été durs, même pour une actrice confirmée comme elle. Aussi, lorsqu'elle présenta sa forme ensanglantée, aux vêtements sales et coupés par endroits, marqués par la fatigue, l'adrénaline et le déguisement qui tombait... Même son plus beau sourire ne put retenir le mouvement de recul des deux hommes.

Le jeune mineur trop propre pour être honnête resta interdit devant sa demande, mais son ami chasseur de rat, aux dreadlocks discutable lui lança un regard clair et profond. Il la connaissait, d'une façon ou d'une autre. Un client ? Un associé ? Un ennemi ?

"Ça sera non."

Son équipier sembla vouloir protester mais le jeune voyou lui ferma littéralement le bec de sa main tendu.

"Nous avons nos propres affaires à régler et, honnêtement, ne voulons rien avoir à faire avec les Mercantis, Rossignol. Bonne journée."

Il tira son collègue avec lui, dans l'idée de partir à travers la foule. Celui ci se débattit, mais moins fort que son camarade, il ne put que protester.

"Mais... Cette jeune femme a besoin d'aide !"

"J'ai dit BONNE JOURNÉE !"


Ils disparurent rapidement dans la foule, laissant la jeune voleuse seule avec le cadavre encapuchonné. Dans sa main, la pierre semblait inerte, sans aucun pouvoir. Mais comparé à la pierre précédente, Layana savait que celle ci était totalement fonctionnelle. Un coup d’œil autour d'elle et elle remarqua que la brute aussi s'était fait la malle, la laissant vraiment seule à côté de l'homme étendu. La foule continuait à passer autour d'elle, l'évitant comme la peste, elle et son couteau. Personne ne semblait vouloir faire attention à elle, a raison d'ailleurs, car des bruits sourds se faisaient entendre un peu partout dans le quartier.
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Mer 21 Mar - 12:37

Aussi surprenant que cela puisse l'être, Layana constatait que peu de monde faisait vraiment attention à elle après son évident échec de persuasion sur l'homme à l'épée. Il faut dire que sa prestation avait de quoi faire plus peur qu'autre chose : Sa dague n'encourageait pas spécialement à la sympathie et son aspect visuel dû à la souffrance et à la rage qui coulaient en elle quelques instants plus tôt lui faisait une tête de cadavre digne des plus terribles scènes d'horreur de mort-vivants.

Mais bref, l'heure n'était plus à la diplomatie manifestement, et Layana avait toujours ce besoin urgent de fuir les lieux. De se retrouver plus précisément loin de toute cette foule et de terminer sa mission pour pouvoir enfin se reposer et ne plus avoir à risquer sa vie pour aujourd'hui. Ses coups d’œil réguliers dans toutes les directions lui montrèrent qu'elle avait obtenu l'inverse de l'effet souhaité en tentant de jouer du charme, mais cela n'était après tout par forcément une mauvaise chose.

Elle décida donc de ne pas répondre à l'homme et de ne pas insister sur quoi que ce soit. Elle pris sa capuche pour la rabattre sur son visage d'une main et de l'autre, elle cacha sa dague dans les plis de son déguisement pour de nouveau se mélanger à la foule. Et pendant qu'elle exécutait ses furtives actions, elle fonça d'un air décidé à travers la foule pour fuir le plus vite possible cette scène de crime qui ne serait pas bénéfique à long terme. Plus un mot, plus un regard insistant vers qui que ce soit, et surtout, plus la moindre seconde en présence de ceux qui provoquaient tout le chaos ambiant. Layana rentrait dans le seul endroit qu'elle connaissait comme étant sa maison : vers son clan.
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MessageSujet: Re: 3 - Derrière les lignes ennemies   Mar 3 Avr - 13:42

La foule alentour allait et venait, masse compacte auparavant habituée à la violence de la Fourmilière, désormais totalement anesthésiée par la violence de la révolte. 

Au milieu, Layana, sous les traits d'une pauvre hère comme les autres, la tête tournant encore des événements récents. La révolte, le mystérieux groupe de moines qui semblaient magiquement la diriger et puis cette pierre étrange dont la notoriété avait même fait luire les yeux de braises de son maître.

Elle était simple pourtant, quand on la regardait : Juste une pierre pâle, coupée et polie en une orbe grossière. Elle l'avait vu s'allumer, elle l'avait vu se craqueler comme du verre, chaque fois démontrant une capacité supérieure à un simple caillou. Mais dans ses mains, elle restait inerte, simple, usuelle. Comme si le pouvoir rejetait la voleuse. Comme si elle n'était pas digne.

Pourtant, ces moines semblaient l'avoir trouvée digne de leur intérêt. Pourquoi la kidnapper, sinon ? Et qui était ce Grand Dragon dont le nom résonnait dans sa tête, à la limite de sa conscience ? Était ce important pour elle de toute façon ? Ce n'était pas comme si elle avait la liberté de ses choix.

Layana se faufilait à travers la foule, en direction du quartier des Capes, en direction du Tombeau. Il était temps de rendre compte des derniers événements.

Smil a écrit:
La suite dans un nouveau chapitre.
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